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Essai routier Mercedes-Benz SL 2017, cabriolet des stars

La SL a d’abord été introduite en 1954, à New York, en tant que le coupé 300 SL devenu immédiatement fameux à cause de ses portières qui s’ouvraient comme les ailes d’une mouette. La version cabriolet a suivi en 1957. Aujourd’hui, ce roadster est plus désirable que jamais mais surtout réservé aux amateurs qui ont les moyens de se l’offrir.

Mercedes Benz SL 2017

La SL a d’abord été introduite en 1954, à New York, en tant que le coupé 300 SL devenu immédiatement fameux à cause de ses portières qui s’ouvraient comme les ailes d’une mouette. La version cabriolet a suivi en 1957. Aujourd’hui, ce roadster est plus désirable que jamais mais surtout réservé aux amateurs qui ont …

Evaluation Sommaire

Style extérieur - 90%
Style intérieur - 90%
Habitabilité - 90%
Économie d'essence - 85%
Agrément de conduite - 90%
Sécurité - 90%
Hiver - 75%

87%

Votre évaluation: 3.5 ( 2 votes)

La nouvelle SL 2017 de Mercedes-Benz n’est pas si nouvelle que ça puisqu’il s’agit en réalité d’un rafraîchissement de la 6e génération destiné à nous faire patienter jusqu’à l’avènement de la 7e, quelque part en 2018 ou 2019.

Le constructeur s’est penché principalement sur le look du museau de la SL, le rendant plus agressif et plus semblable à celui des autres cabriolets de la famille. Il en a aussi amélioré l’usage au quotidien.

Modèles concurrents

La principale concurrence de la SL est assez facile à identifier si on s’en tient aux trois critères qui la définissent très bien dès le départ : une palette de prix hors de l’ordinaire (de 100 000$ à facilement 250 000$), un toit totalement escamotable et un habitacle biplace. Parmi les modèles qui rencontrent l’un ou l’autre de ces traits de caractère, on pense immédiatement à l’Aston Martin Vantage, à l’Audi R8 Spyder (dévoilée récemment au salon de l’auto de New York), ainsi qu’aux Chevrolet Corvette et Jaguar F-Type, le prix plancher de ces deux-là étant toutefois plus raisonnable.

Moteurs

La SL 2017 offerte au Canada est livrable en quatre versions et ce sont leurs moteurs qui les distinguent le plus, jusque dans la progression du chiffre qui compose leur nom alphanumérique. La première du quatuor, la SL 450, est aussi la plus abordable grâce à son V6 3,0L de 367 chevaux. La deuxième, la SL 550, passe immédiatement à un V8 de 4,7 litres bon pour 455 chevaux.

Mercedes-Benz SLLes deux SL suivantes sont en fait des Mercedes-AMG, les trois dernières lettres désignant un atelier situé à Affalterbach, en Allemagne, qui se spécialise dans la haute performance. Ainsi, la Mercedes-AMG SL 63 a recours elle aussi à un V8 mais dont la cylindrée a grimpé à 5,5L pour délivrer 585 chevaux. Enfin, sa grande sœur, la Mercedes-AMG SL 65, utilise un rarissime V12 de 6,0 litres qui développe pas moins de 630 chevaux.

Notez que chacun de ces quatre engins emploie une paire de turbocompresseurs, que les deux AMG exploitent une transmission Speedshift à 7 vitesses et que les deux SL moins puissantes (quoique…) font plutôt confiance à une très moderne boîte G-Tronic à 9 rapports.

 Économie de carburant

Si vous tenez à brûler du carburant en quantité monstrueuse, vous n’avez qu’à tester continuellement les accélérations 0 à 100 km/h des quatre SL qui se transforment alors toutes en bolides puisque même la SL 450 à moteur V6 peut boucler ce chrono en moins de 5 secondes. Mais, au contraire, si vous optimisez au mieux les 7 et 9 rapports des transmissions, si vous laissez tranquille les deux turbos, si vous activez le mode Eco du système Dynamic Select au lieu des programmes Sport Plus ou Race (dans le cas des AMG), il est fort probable que vous pourrez ramener la moyenne de consommation combinée (ville/autoroute) autour de 7,7 à 11,9 litres, selon le modèle. Remarquez quand même le nombre de si…

Sans oublier celui-ci : si vous alignez un quart de million de dollars pour vous balader dans une SL nantie d’un V12, il y a des bonnes chances que les dépenses à la pompe ne vous fatiguent pas trop.

Sécurité 

La SL 2017 traîne avec elle au moins trois excellentes raisons qui font que la sécurité à son bord n’est pas traitée à la légère. Première raison : c’est une Mercedes-Benz. Deuxième raison : c’est l’un des Benz les plus coûteuses de la famille, alors l’équipement suit en conséquence. Troisième raison : on parle d’un cabriolet et donc on ne badine pas avec la sécurité quand on se retrouve à rouler à plus de 100 km/h sur l’autoroute… sans casque !

Vous êtes de plus en plus familiers avec les bidules électroniques qui assurent la sécurité passive et active des passagers. Or, la SL les offrent tous : le régulateur de vitesse intelligent, les freins qui s’activent sans votre intervention, les avertisseurs d’angles mort et de louvoiement, le stationnement semi-automatisé, alouette ! Le seul casse-tête consiste à voir ce qui est de série et ce qui ne l’est pas (oh oui, même en exigeant beaucoup de pesos dès le départ, le constructeur maîtrise brillamment l’art de faire payer pour des extras), mais le sympathique conseiller aux ventes se fera un plaisir de vous démêler tout ça.

Enfin, dans l’éventualité très improbable de vivre un capotage (avec toutes les aides à la conduite montées à bord de la SL, il faudrait vraiment une malchance inouïe pour que ça se produise), le roadster est bien entendu équipé d’arceaux anti-tonneau. Dès que l’auto quitte le sol, un système pyrotechnique les fera jaillir afin de protéger votre précieuse caboche et ce qui vient avec.

Espace intérieur

La SL ne comporte que deux places mais on s’entend qu’elles sont superbement confortables. Les baquets moulants peuvent être bien sûr chauffés, tout comme le volant et aussi les accoudoirs des portières. Le système Airscarf envoie sur vos épaules une coulée d’air chaud pour vous inciter à rouler le toit baissé même l’automne. Pour tenir le vent à l’écart de l’habitacle, le système Aircap soulève un volet au sommet du pare-brise afin de faire dévier les rafales pendant qu’un coupe-vent se dresse à l’arrière, entre les appuie-têtes.

Mercedes-benz SLVraiment, tout a été mis en place pour rendre l’expérience à ciel ouvert la plus agréable possible. Lorsque vous conservez la toit en aluminium au-dessus de votre tête, vous pouvez quand même admirer l’azur grâce au panneau Vario-roof, c’est-à-dire muni d’un verre que vous teintez à volonté à l’aide d’un simple bouton.

Enfin, bien que le coffre ne soit pas énorme, il suffira dans la majorité des situations. De plus, Benz y a apporté une amélioration majeure : la cloison dans la soute, celle qui sépare le toit des bagages, est maintenant automatisée, que l’on lève ou abaisse le pavillon. Plus besoin de quitter son trône de cuir pour positionner le séparateur, l’auto s’en occupe.

Conclusion

La Mercedes-Benz SL 2017 n’est malheureusement pas à la portée de toutes les bourses. La bonne nouvelle, c’est que même la plus « abordable » des quatre, la SL 450, propose grosso modo le même look princier que ses sœurs et un amusement derrière le volant auquel il ne manque rien pour vous plaquer un sourire sur le visage tout l’été durant.

 

 

 

À Propos Michel Crépeault

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