Essai routier long terme du Hyundai Tucson 2016

Quand on a l’occasion de passer quelques semaines derrière le volant d’un véhicule, on apprend à le découvrir. C’est exactement ce que nous avons eu l’occasion de faire cet hiver, en mettant à l’essai durant la saison hivernale le Hyundai Tucson, un petit utilitaire sport complètement redessiné pour l’année 2016, et avouons-le rempli de qualités.

Hyundai Tucson 2016 9

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Physiquement, le Tucson est assemblé sur une plateforme proche de celle de la Sonata. Proche, mais pas exactement identique, mais elle en conserve tout de même la rigidité et la solidité.

Réglons la chose tout de suite : le Hyundai Tucson de notre essai penche davantage du côté utilitaire que du côté sportif. Son moteur 4 cylindres 2,0 litres développe bien 164 chevaux, mais on a parfois l’impression que la cavalerie s’essouffle rapidement, surtout si le véhicule est rempli à craquer de passagers adultes (mon fiston de 17 ans rentre dorénavant dans cette catégorie) et leurs bagages.

Heureusement, il existe une autre option, celle du moteur turbo de 1,6 litre et de 175 chevaux, plus nerveux et plus vif. Toutefois, il faut vraiment être un exigeant conducteur comme je le suis pour s’en plaindre, et la majorité des automobilistes n’y verront qu’une petite contrainte, si contrainte il y a.

Détail d’importance, dans les deux cas, l’usage du mode sport permet de maximiser la puissance disponible et favorise des performances plus éclairées dans des conditions difficiles.

Physiquement (car on a beau dire, le physique c’est important), le nouveau Tucson affiche une ligne nettement plus moderne et évoluée que l’ancienne génération. Difficile de dire s’il est beau ou non, question de jugement personnel, mais sa petite allure robuste lui procure certainement un style sympathique.

Du côté de la sécurité, le Tucson s’avère bien équipé de base, notamment par une caméra de recul. Si vous êtes cependant du genre à vouloir toute la gamme des systèmes électroniques embarqués, il faudra compter sur des groupes d’option plus dispendieux. Un pensez-y-bien, dois-je le dire, puisque le Tucson et son rouage intégral est facile à manier, et procure bien assez de protection. Bonne chose en revanche, surtout pour un utilitaire, les sièges chauffants arrière et le volant chauffant son inclus dans les versions de milieu de gamme.

Un bon mot cependant pour un habitacle fortement plus sophistiqué, et tellement plus confortable et silencieux que l’ancienne génération dont il s’agissait probablement du pire défaut.

L’hiver au volant

Plusieurs conducteurs ont eu l’opportunité de prendre le volant de ce petit Tucson. Chacun ayant des attentes différentes, et chacun ayant aussi une conception physique différente. L’auteur de ces lignes, par exemple, a une silhouette moins aérodynamique qu’il y a quelques années. Il faut donc une position de conduite appropriée.

Bonne nouvelle, tous les conducteurs ont pu trouver leur position idéale, sans trop d’efforts. Même les passagers (mon grand Fiston fait 1m85) n’ont rien trouvé à redire, ni en matière dégagement, ni en matière de confort de roulement.

La direction est agréable, sans être agressive, et les suspensions remplissent bien leur rôle, mais si quelques sautillements se sont fait sentir lors de nos passages répétés dans des sentiers un peu plus accidentés ou des rues partiellement glacées.

Une fois le printemps revenu cependant (ou presque), le Tucson s’est avéré silencieux et agréable.

Le vrai bémol cependant, c’est la consommation, un peu plus élevée que la moyenne du segment et surtout de d’autres utilitaires testés au même moment. La différence est infime, et ne devrait même pas être un facteur de décision tellement le Hyundai Tucson 2016 a beaucoup à offrir.

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