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Mitsubishi Outlander GT S-AWC 2015, au-delà du style

Personne ne peut dire que le style n’est pas un grand facteur lorsqu’il est question de se choisir un véhicule. Chez Mitsubishi, l’Outlander était un produit aux lignes dynamiques et teintées de sportivité. Voilà que 2014 arrive et l’on nous présente l’actuelle génération. Le moindre que l’on puisse est que l’on se demande bien ce qui a piqué la direction du constructeur pour justifier de telles formes?

Mitsubishi Outlander V6 GT S-AWC 2015

Mitsubishi Outlander V6 GT S-AWC 2015

Personne ne peut dire que le style n’est pas un grand facteur lorsqu’il est question de se choisir un véhicule. Chez Mitsubishi, l’Outlander était un produit aux lignes dynamiques et teintées de sportivité. Voilà que 2014 arrive et l’on nous présente l’actuelle génération. Le moindre que l’on puisse est que l’on se demande bien ce …

Evaluation Sommaire

Style extérieur - 55%
Style intérieur - 65%
Habitabilité - 90%
Agrément de conduite - 75%
Économie d'essence - 70%
Sécurité - 80%
Hivers - 85%

74%

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Toutefois, avec l’Outlander 2015, même si on lui a déjà apporté quelques modifications esthétiques, il faut apprendre à laisser de côté nos tendances superficielles et regarder ses qualités. Je pense que c’est la seule méthode pour vraiment l’apprécié pour ce qu’il est et non pas de ce qu’il a l’air.

On va où?

Une chose que je dois admettre est que Mitsubishi est très proactif. En 2014, l’Outlander a été accueilli par une brique et un fanal par la presse et la clientèle en raison de son allure. Dès cette année, on tente de corriger le tir, mais ce n’est pas suffisant pour qu’il soit beau? Pour réellement contrer cette mauvaise fortune, encore une fois, l’an prochain il subira un véritable coup de pinceau pour lui donner un style à la hauteur de ses qualités, j’ai hâte!

Pour le moment, on peut dire que c’est un banc d’essai. Malgré tout, il est tellement hétéroclite qu’il en devient distinctif. Le devant s’inscrit avec une configuration assez mince qui récupère la calandre et les blocs optiques avec leurs cils qui s’étirent vers l’arrière. On améliore aussi le bouclier en 2015 avec une présentation plus moderne, mais toujours bizarre.

Concernant la silhouette, il n’y a pas beaucoup d’éléments pour s’exciter, on y va de simplicité avec une seule ligne qui allonge le profil et de nouvelles jantes fort jolies. Pour la poupe, on retrouve, tout comme l’an passé, une bande transparente qui traverse le hayon. Là encore, je ne suis pas certain du résultat…

Conservatisme affirmé

Dans la cabine de l’Outlander, on arrive dans un univers déjà connu, ou du moins qui nous évoque des souvenirs. En ce qui me concerne, je me suis rappelé de bons moments dans certaines voitures du nom de SAAB. On suggère une planche de bord très dénudé, libre de plis ou de paliers pour rompre la ligne générale. Tout ce que l’on découvre c’est une pièce grise qui semble tout droit sortie des années 90 et une configuration en forme de cockpit pour l’ensemble des commandes. Elles sont regroupées à l’intérieur d’une autre applique en plastique noir lustré. On peut difficilement parler d’excitation, mais c’est simple et efficace.

C’est d’ailleurs l’esprit que l’on retrouve partout, il n’y a pas de fioriture distrayante, on va directement au but. L’ergonomie est adéquate. On ne cherche pas, tout est intuitif et facile d’accès. Un autre aspect en sa faveur, la taille des boutons est très généreuse même avec des mitaines!

Là où l’Outlander marque le plus de points, c’est au niveau de l’espace intérieur. Tous les dégagements sont très intéressants et à moins d’être le Géant Ferré on ne peut pas s’y sentir à l’étroit. La hauteur du pavillon est permissive et nous donne par le fait une grande fenestration qui contribue à la visibilité. L’Outlander est même l’un des rares véhicules dans la catégorie à offrir une troisième rangée de sièges. Bon, ils sont pratiquement inutilisables, mais ils sont là en cas de besoin. Personnellement, je les proposerais en option contrairement à ma version d’essai pour liber encore plus de place dans la malle.

Sur ce point, de l’espace dans le coffre, il y en a beaucoup. On arrive avec une aire de 968 litres si la troisième ligne est dans le plancher et en oubliant les enfants à la maison, on peut atteindre jusqu’à 1 792 litres, aussi bien dire une caverne.

Le V6 à retenir

Il y a un mystère qui plane avec Mitsubishi. En effet, alors que la compétition s’éloigne au pas de course des V6, chez Mitsubishi, on le conserve et c’est à juste titre puisqu’il constitue 70 % des ventes!

Il propose 227 chevaux et un couple de 214 lb-pi. Il s’agit d’un moteur souple et agréable, mais nécessaire considérant ses quelque 1 620 kg. Sans aller jusqu’à dire qu’il est juste en puissance, il n’y en a pas de trop. Au chalet dans les Laurentides à travers les vallées et les monts, il a montré à quelques reprises un certain essoufflement. Pourtant j’avais bien des bagages, mais j’étais aussi seul sans le véhicule. Concernant la transmission, on retrouve une boite automatique à six rapports avec mode manuel au volant. En général, elle fait un travail intéressant, mais il ne servira à rien d’utiliser les palettes pour les changements de vitesse, le système manque de rapidité. Au compte, ma moyenne durant l’essai, qui s’est déroulé dans la première grosse tempête de neige, j’ai obtenu 12.1 litres/100 km. Considérant les conditions, c’est décent.

Hors route dynamique

C’est bien connu que Mitsubishi avec son histoire en rallye et surtout avec l’EVO que la question de la traction intégrale est largement maitrisée depuis longtemps. L’Outlander dans sa version GT vient avec le pinacle de l’AWD, mais chez Mitsubishi, on appelle ça plutôt S-AWC pour Super All Wheel Control. Il faut dire que c’est un système qui est particulièrement efficace. J’ai été impressionné dans les 8 pouces de neige pour me rendre au chalet. Il transfère à merveille la puissance pour toujours maintenir le maximum de traction. On retrouve un produit qui est très dynamique en hors route.

Pour ce qui est du pavé, c’est un long fleuve tranquille. Les suspensions sont très permissives à la limite de la mollesse. En courbe, on sent les mouvements de l’assiette et une certaine déportation, j’espérais mieux. Concernant le freinage, le pédalier est très ferme, mais la réaction se fait attendre, il faut donc prévoir ses arrêts, car je me suis fait surprendre à quelques reprises par la longueur de la distance d’immobilisation du véhicule.

Conclusion

Il m’est difficile de dire exactement ce que je ressens par rapport à l’Outlander. Il n’est pas mauvais, il n’est pas le meilleur, mais il offre un certain lot d’avantages comme ses sept places, son V6, l’espace intérieur et sa très grande fiabilité. Malheureusement, tout le reste me laisse sur ma faim et je suis du genre à avoir un bon appétit.

Prix : 40 628 $

Moteur : V6 3.0 litres SOHC

Puissance : 227 chevaux à 6 250 tr/min

Couple : 215 lb-pi à 3 750 tr/min

Consommation (Ville) : 11.5 l/100km

Consommation (Route) : 8.4 l/100 km

Consommation (Observée) : 12.1 l/100 km

Images Mitsubishi Outlander V6 GT S-AWC 2015

À Propos AutoAuFeminin

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