Premier contact – Volkswagen Atlas 2018: Avant d’aller vers la compétition

C’est gros le Texas. Si gros en fait que j’ai déjà entendu un citoyen dire que le « Lone Star State » a des miles et des miles de miles et de miles. Autrement dit, c’est gros.

2018 Volkswagen Atlas

Le tout nouveau Atlas de Volkswagen et aussi très gros. Il est sans contredit le produit Volkswagen le plus corpulent jamais vendu en sol nord-américain. Si je dois être honnête, l’Atlas est le véhicule Volkswagen le moins Volkswagen, mais l’à n’est pas un point négatif. Dédié aux marchés qui s’arrachent les utilitaires tels que le Canada ou plus des 2/3 des véhicules neufs vendus sont de cette nature, l’Atlas peut aisément être décrit en tant que VUS américain à la sauce allemande. Pour assurer un certain succès, faut croire que c’est nécessaire.

Les dimensions extérieures imposantes de l’Atlas se transforment en un habitacle non seulement polyvalent, mais réfléchit. On apprécie en peu de temps les efforts qu’on mit de l’avant Volkswagen pour faire de leur Atlas une solution à tous les besoins de la famille moyenne nord-américaine. Avant de plonger dans les aspects qui rendent l’Atlas attrayant, survolons les détails techniques.

Disponible dès le mois de juin, l’Atlas sera offert qu’avec un moteur V6 de 3,6 litres qui produit 276 chevaux et 266 lb-pi de couple. Livré de série avec cet engin est une transmission automatique à 8 rapports et un système de traction intégrale 4MOTION. Dans l’ensemble, on peut dire que ce groupe propulseur est efficace. La transmission fait toute la différence, car elle pallie le manque de couple à bas régime du V6, tout en assurant que le moteur se retrouve à son régime optimal d’opération.

Vers la fin de l’été, soit au mois d’aout, un 4-cylindre de 2,0 litres turbocompressé de 235 chevaux se joindra à l’offrande, mais puisque les performances sont justes avec le V6, il nous est difficile de le recommander malgré une baisse possible de l’indice de consommation. Aussi, il ne pourra être livré qu’avec la traction avant.

Sur la route, l’Atlas est suffisamment isolé de la route par contre des bruits éoliens sont notables, particulièrement à l’avant près des rétroviseurs. Le roulement est souple, voire même confortable et peu sportif. Le roulis en virage est présent et sert à rappeler à l’ordre un conducteur trop zélé.  Le freinage puissant est rassurant et la direction, précise. La tenue de route de l’Atlas est rassurante, c’est le moindre qu’on puisse dire. Il est impossible d’oublier la taille du véhicule, mais ce fait s’intègre à même à l’impression de sécurité.

Selon le niveau d’équipement sélectionné, une panoplie d’élément de sécurité s’offre à vous. D’emblée, l’Atlas est doté d’une caméra de recul et du freinage automatique suite à un incident. Ensuite vient la détection de piétons, des angles morts, et autres fonctions d’aide à la conduite.

Le design extérieur de l’Atlas n’est pas novateur, mais l’absence de flafla et d’accrocs visuels unique assure pratiquement qu’il vieillira bien. On peut dire la même chose au sujet de l’habitacle. Le dessin de la planche de bord est simple, mais efficace. Le seul bémol s’agit de l’utilisation de matériaux cheap, un aspect inhabituel chez VW.

Les passagers avant sont traités aux petits oignons avec beaucoup d’espace, une ergonomie sans faille et, selon la version, de beaux écrans tactiles de 6,5 ou 8 pouces.  On retrouve aussi en option le superbe Cockpit Digital de 12,3 pouces. Les technologies de connectivité importantes telles que Apple CarPlay et Android Auto et Bluetooth sont toutes de série. Question de valeur, l’édition Comfortline V6 4MOTION à $43,790 propose le meilleur rapport équipement/prix.

L’accès à bord est aisé par un seuil peu élevé, même à l’arrière ce qui est parfait pour la belle-mère. L’ouverture des portes est généreuse et on apprécie la rapidité d’exécution du hayon électrique, mais pas le fait qu’il n’est offert qu’à partir de la version Highline à $49,000.

La 2e rangée coulissante est extrêmement spacieuse et même lorsqu’un siège d’enfant est en place, elle se rabat facilement, permettant de se rendre à la 3e banquette sans trop de tracas. Un adulte de taille moyenne peu y prendre place, mais ce n’est pas idéal pour de longs déplacements.

Une fois la 3e banquette repliée, l’énorme espace de cargo se rend à votre entière disposition. Le plancher de charge est complètement plat et une fois de plus, le seuil raisonnable permet de charger des items plus profondément dans le coffre sans avoir à se mettre à quatre pattes pour y déposer des objets. Contrairement à la majorité des utilitaires à trois rangées, l’espace de chargement est raisonnable lorsque la dernière est en place.

L’Atlas de Volkswagen arrive dans le segment des gros VUS intermédiaires à trois rangés comme un incontournable. Certes, la réputation récemment souillée du constructeur pourrait vous dissuader de vous rendre en concessions, mais je crois qu’il mérite au moins un vrai essai. Les Honda Pilot, Toyota Highlander, Ford Explorer et Hyundai Santa Fe XL ont tous leurs mérites, tout comme le VW.

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