Buick Envision 2017: La recherche de l’équilibre

Cette année, Buick fête son 113e anniversaire. Même si cet ancêtre du monde automobile s’est longtemps vanté de concevoir des véhicules confortables pour une clientèle plutôt âgée, elle connait une grande popularité auprès d’autres groupes d’âge, en Chine, par exemple. Et ceci a de fortes répercussions sur ses ventes. À titre d’exemple, 16 594 unités ont été écoulées en 2015 au Canada contre 223 055 aux États-Unis. En Chine, 989 167 unités ont trouvé preneur.

Essai Routier Buick Envision 2017
Essai Routier Buick Envision 2017

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Le défi pour l’avenir de Buick est d’offrir un produit prestigieux et confortable à sa clientèle chinoise, conserver sa clientèle actuelle composée d’acheteurs plus âgés, en plus de tenter de charmer une clientèle plus jeune et plus dynamique ici en Amérique du Nord. Tout ça, en parfait équilibre.

Le Buick Envision, qui a récemment fait son apparition sur le marché des utilitaires sport compacts, est l’un des moyens entrepris par le constructeur pour arriver à ses fins. Celui-ci est d’ailleurs entièrement assemblé en Chine, ce qui en fait le premier véhicule de Général Motors importé en Amérique du Nord. Nous avons eu l’occasion de mettre l’édition 2017 à l’épreuve sur les routes de l’Alberta.

Deux choix de moteurs

Tout d’abord, l’Envision se décline en quatre variantes, soit les variantes Preferred, Essence, Premium I et Premium II. Les deux premières sont livrées avec une motorisation à quatre cylindres de 2,5 litres qui développe 197 chevaux. Pour les déclinaisons Premium I et Premium II, une motorisation turbocompressée est proposée, soit un quatre cylindres de 2,0 Litres qui développe, cette fois-ci, une cavalerie de 252 chevaux et un couple de 260 lb-pi.

Tout au long de l’essai, notre modèle Premium II muni du moteur turbocompressé a su fournir une réponse rapide une fois l’accélérateur enfoncé. Par la suite, l’accélération se fait tout en puissance, mais de manière linéaire, jusqu’à ce que la transmission ait besoin de passer aux rapports supérieurs, ou nous avons senti de légères hésitations.

Le rouage intégral du Buick Envision a la capacité de partager le couple entre l’avant et arrière, en plus de pouvoir partager à nouveau ce couple entre les deux roues arrière. En théorie, ceci devrait conférer des compétences hivernales supérieures à l’Envision, ce qui pourrait être validé lors d’un essai hivernal.

Un petit mot sur le système d’arrêt-démarrage qui est offert de série sur l’Envision 2017. Même s’il peut offrir des économies de carburant, parfois, nous trouvons ce type de système quelque peu intrusif et à la limite du désagréable. Mais dans le cas de l’Envision 2017, nos craintes ont rapidement été apaisées, car celui-ci se mêle très bien à la conduite, offrant des transitions fluides et sans anicroches.

Le rouage intégral à double embrayage combiné à une suspension composée de jambes de force HiPer offre une tenue de route très acceptable. Sans lui conférer un caractère sportif, ce duo assure une conduite confortable tout en minimisant le roulis dans les virages.

Un habitacle silencieux

La signature Buick est évidente dans l’habitacle, pour le meilleur et pour le pire. Côté design, le mélange de tons, matériaux et insertions est quelque peu surchargé. Or, l’important est que tout soit accessible dans ce tableau de bord et nous ne pouvons pas lui reprocher quoi que ce soit sur ce plan.

L’insonorisation de l’habitacle est une gracieuseté de la technologie QuietTuning, qui a recours à un amalgame de matériaux qui bloquent et réduisent les nuisances sonores.

Les sièges offrent un confort presque optimal, ne serait-ce que pour la largeur un peu juste et un support latéral limité, ceux-ci sont tout de même à l’épreuve des longs trajets. Les places arrière offrent un dégagement impressionnant pour les jambes, et le coffre cache, sous son hayon, suffisamment d’espace de chargement avec 761 litres.

Essai Routier Buick Envision 2017
Essai Routier Buick Envision 2017

Convaincre une clientèle plus jeune passe inévitablement par la technologie. Buick propose une offre décente dans l’Envision 2017, avec des systèmes comme Apple CarPlay, Android Auto ainsi que la borne Wi-Fi 4G LTE de série sur toutes les variantes. En plus, une suite complète de dispositifs de sécurité active qui comprend le régulateur de vitesse adaptatif, le système de vision périphérique et avertisseur de sortie de voie, entre autres.

L’intégration du Buick Envision aux côtés des Audi Q5, des Mercedes GLC de son segment constituera une tâche ardue. Non pas parce qu’il est fabriqué en Chine, ni parce que ses qualités techniques ne sont pas à la hauteur, mais bien parce que le marché qu’il cible, soit les jeunes professionnels nord-américains, est très attiré par les marques européennes et japonaises dans ce créneau précis.

En contrepartie, l’Envision performe bien sur les plans du confort et de la technologie, et la marque Buick profite d’une bonne réputation en matière de fiabilité.

Il faut débourser 39 995 $ pour un modèle Preferred de base. Pour une variante mieux équipée (et munie du moteur turbocompressé), les modèles Premium I et Premium II débutent à 46 155 $ et 49 565 $.

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