Essai routier Subaru Impreza 2014 – Classe neige

Je l’avoue : il y a des jours où je n’aime pas l’hiver extrême sur quatre roues. Quand ce même hiver rude nous laisse 30 centimètres de neige sur fond glacé, vaut mieux se retrouver au volant d’une voiture d’une grande fiabilité! Vous me suivez?

C’est dans des conditions glaciales et très enneigées que j’ai pris possession de ma Subaru Impreza 2014 à 5 portes équipée du groupe Tourisme pour mon essai routier. Mais à la simple pensée de me retrouver dans une Subaru pour affronter la route, je me sentais déjà en sécurité. J’anticipais même secrètement qu’elle me procurerait du plaisir… C’est peu dire. Il faut avouer qu’avec son rouage intégral de série reconnu pour ses compétences, le manufacturier peut se targuer d’avoir un net avantage sur la concurrence en conduite hivernale.

Une doyenne

Un peu plus de vingt ans déjà pour la Subaru Impreza, qui en est à sa 4e génération. Quoiqu’elle n’ait jamais eu un style très racé, elle a bien passé les années. Cette éternelle jeunesse ne se fait pas sans chirurgie. En 2012, elle a subi un changement au niveau de son moteur « boxer » quatre cylindres, qui est passé de 2,5 à 2,0 litres. Malgré sa puissance qui a diminué de 170 chevaux à 148 chevaux et de 170 lb-pi à 145 lb-pi, ce changement ne se fait pas vraiment sentir quand vient le temps d’appuyer sur l’accélérateur. La petite en a dedans. Moins gourmande, la différence se voit plutôt à son appétit de carburant, qui lui a diminué.

La perte de poids de 70kg de la voiture et la boîte automatique quatre rapports qui a été remplacée par une transmission à variation continue (CVT) y font pour beaucoup. Le manufacturier annonce une cote de consommation de 7,5 l/100km en ville et 5,5 l/100km sur route. Par temps glacial, avec du chauffage dans le tapis et sans y mettre toujours la pédale douce, j’ai plutôt fait en moyenne du 10,2 L/100km. Elle n’en demeure pas moins économique pour une voiture à traction intégrale.

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Même si les bonnes conditions routières n’étaient pas au rendez-vous, le plaisir de conduite de ma Subaru Impreza lui l’était.  Le moteur « boxer » est souple et efficace et une impression de dynamisme se fait tout de suite sentir quand on prend le volant. Ça s’entend aussi lors des montées en régime très audibles en accélération, qui seront cependant peut-être désagréables à l’oreille de certaines. Toutefois les reprises sont douces tout comme la conduite, et la tenue de route quant à elle est sans reproche. Le rouage intégral à prise constante est la plus grande qualité de cette voiture, issue d’une famille qui a très bonne réputation pour son système quatre roues motrices. Par ici la gadoue!

La prudente

Même sous un beau manteau blanc, je mentirais si je disais que j’ai été charmée par l’esthétisme de ma Subaru Impreza 2014. Comme si le manufacturier n’osait pas lui donner un tantinet plus de gueule, au risque de déplaire. À ce compte, sa petite sœur la Subaru WRX est beaucoup plus séduisante! Bientôt loin derrière l’image de jeunesse des Impreza « montées ». On s’adresse plutôt au plus large spectre possible de consommateurs qui recherche d’abord la fiabilité. Et avec un prix de base de 19 995 $ pour la berline, elle s’avère un choix intéressant pour les budgets minceur qui recherche à tout prix une traction intégrale.

L’intérieur du modèle cinq portes révèle un habitacle tout de même spacieux et la visibilité est excellente. La console centrale au design sans fioritures est dotée de commandes simples et conviviales et les sièges avant sont très confortables, malgré l’absence d’un support lombaire réglable côté conducteur.

À l’arrière, le dégagement est généreux, mais les entrées et sorties demandent un peu de souplesse de la part des passagers vu l’ouverture des portières qui n’est pas très grande. À l’avant par contre, ça se passe sans prouesses. J’ai bien apprécié la facilité d’ouverture desdites portes et particulièrement celle du hayon qui d’un simple toucher, s’ouvre sans forcer. Bien pratique quand on a le doigt délicat. Et pour celles qui recherchent de l’espace de chargement, le modèle à 5 portes est tout indiqué avec sa capacité de 1485 litres lorsque la banquette arrière 60/40 est rabattue à plat.

À moins vingt sous zéro, j’ai valsé avec la commande de chauffage tout le long de mon essai routier. Un petit bémol; l’ajustement entre le premier et deuxième degré de chauffage qui est beaucoup trop drastique. J’avais trop chaud… ou pas assez. Plutôt désagréable pour une frileuse comme moi! Somme toute ma Subaru Impreza, que l’on nomme affectueusement Subie, m’a mené à bon port avec facilité partout où j’ai dû me déplacer malgré des conditions hivernales qui laissaient à désirer. Une voiture particulièrement intéressante pour les peureuses de la saison froide.

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Article publié en premier lieu sur EcoloAuto.com

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